Guide de l'éco-responsabilité

revenir à l'accueil du site

voir le site de l'ademe
imprimer cette page
 
Introduction

La méthode

Introduction

De l’action individuelle au management environnemental intégré

 - Un système de management environnemental ou social se base sur le principe de l’amélioration continue.

Un système de management environnemental ou social se base sur le principe de l’amélioration continue.

La mise en œuvre d’améliorations environnementales se décline à différents niveaux : l’action individuelle et citoyenne, les actions coordonnées à l’échelle du service, la mise en place d’un système de management et/ou de certification environnementale globale. Stimuler les démarches collectives favorise les démarches individuelles et inversement.

L’action individuelle

De nombreuses personnes ont la volonté d’être éco-responsables. Beaucoup agissent déjà concrètement, reproduisant au bureau des actions mises en œuvre à leur domicile, depuis longtemps déjà : tri des papiers, économie d’électricité et d’eau…



Exemples de gestes qui contribuent, au quotidien, à préserver l’environnement Le faites-vous ?
Trier le papier dans son bureau Oui / Non
Réutiliser des feuilles imprimées sur un verso comme brouillon Oui / Non
Eteindre la pièce ou l’ordinateur le soir en partant Oui / Non
Réduire les photocopies et tirages inutiles Oui / Non
Diminuer le chauffage d’un degré, fermer les portes Oui / Non
Venir au bureau à pied, à vélo ou en transports en commun Oui / Non
Limiter l’usage des voitures de service Oui / Non
Faire du covoiturage pour des réunions décentralisées Oui / Non

 

Toute personne qui pratique ces gestes au quotidien est précieuse, car cela témoigne auprès de tous que les comportements individuels peuvent facilement évoluer.

Consultez ces collaborateurs qui ont un rôle moteur, intégrez-les dans le projet comme relais d’information, sollicitez leurs avis avant d’engager une action, ils auront sûrement de bonnes idées à partager.

C’est grâce à des comportements individuels que les stratégies d’envergure pourront ensuite prendre le relais et être efficaces.

Les actions à l’échelle d’un service

Les exemples sont nombreux et les actions mises en œuvre sont d’ambition et d’initiatives très variées comme le montrent les expériences ci-dessous qui ont deux points communs :

  • à partir de l’initiative d'un membre ou d'un resposnable de service, l'action environnementale a été mise en place. Le reste de l’équipe y a adhéré, il suffisait d’en parler,
  • ces actions sont souvent inconnues, discrètes et on ne sait pas mesurer leurs effets réels (mais le bon sens suffit à confirmer qu’elles sont pertinentes).

De telles démarches “spontanées” contribuent efficacement à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une véritable démarche d’éco-responsabilité à l’échelle d’un service.

Communiquez et fédérez les actions pour engager ensuite des démarches plus ambitieuses et structurées.

Retour d'expérience : ils le font déjà
Le système de management et la certification

Le projet d’éco-responsabilité permet de définir un programme d’actions volontaires et non certifiées.
Il peut être complété, à l’échelle d’un service, d’un ministère, d’un établissement ou d’un site administratif, par la mise en place d’un système de management intégrant des préoccupations environnementales (“système de management environnemental” ou SME) et / ou des préoccupations sociales. Au regard de l’organisation et du programme d’actions que vous pourriez mettre en œuvre dans le cadre d’une démarche d’éco-responsabilité conduite avec le soutien du présent guide, un SME par exemple se situe à un niveau plus engageant car il impose un auto-contrôle et la formalisation de procédures plus rigoureuses.

Un système de management global est décidé par les responsables ; il engage une administration ou un service sur plusieurs années et il mobilise tout le personnel. Il exige de formaliser la démarche et demande qu’un responsable l’anime avec rigueur et ambition. Grâce à des actions systématiques et suivies, on vise à :

  • faire un diagnostic précis de la situation dans chaque domaine ou sur chaque thème ;
  • proposer des orientations et axes stratégiques ;
  • mettre en place des actions d’amélioration continue ;
  • évaluer régulièrement les résultats acquis.

Ces étapes sont formalisées par écrit (tableau de bord, procédure) pour être évaluées, améliorées régulièrement.

La mise en œuvre d’un système de management peut ensuite permettre de passer à une étape supplémentaire :

  • La mise en œuvre d’une certification ISO 14 001
    La norme ISO 14 001 est une norme internationale de management environnemental ; la certification suivant cette norme peut être réalisée en affectant des moyens importants (en interne ou en ayant recours à un consultant externe). Elle est longue : après plusieurs mois de mobilisation interne, un audit effectué par un organisme indépendant et reconnu donne alors le certificat. Il faut ensuite le conserver en respectant les procédures définies dans le temps. L’organisation est régulièrement contrôlée.
  • La mise en place de la démarche SD 21 000
    La SD 21 000 n’est pas une norme mais un référentiel ; elle constitue un système contrôlé de prise en compte du développement durable dans l’organisation. Elle inclut généralement un SME puissant ou une certification environnementale mais ne s’y réduit pas. L’AFNOR met à disposition des organisations le guide SD 21 000 qui propose des bases pour aider à adapter techniquement et culturellement le système de management afin d’intégrer progressivement les objectifs du développement durable.
  • L’application des principes de la norme ISO 26 000
    La norme ISO 26 000 est une norme internationale qui fournit des lignes directrices sur les principes de responsabilité sociétale à appliquer dans le management de l’organisation. Elle intègre certains principes des normes de qualité ISO 9 000, des normes de management de l’environnement ISO 14 001, et des normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Cependant, contrairement à la norme ISO 14 001, la norme ISO 26 000 n’est pas conçue pour poser les bases d’une certification.

L’aboutissement de toutes ces démarches est un système de management intégré (SMI) qui peut progressivement englober les différentes fonctions (environnement, sécurité, qualité, ressources humaines, achats…) au service du développement durable : l’objectif est alors d’optimiser les impacts économiques, environnementaux et sociaux.


Retour en haut de la page