Guide de l'éco-responsabilité

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Principaux enjeux
  • Santé-Sécurité au travail et prise en compte de l’environnement sont étroitement liées : l’utilisation de certains produits allergènes, ou dangereux à manipuler, constitue à la fois un danger pour le personnel et les usagers mais aussi pour l’environnement.
  • Certains produits chimiques, notamment produits d’entretien, peintures, etc. sont susceptibles de causer d'importantes atteintes à la santé lors de leur manipulation mais aussi lors de leur transport, stockage, et fin de vie. À titre d’exemple, l’usage de matériaux de construction contenant des formaldéhydes affecte le salarié du bâtiment, mais également l’occupant des locaux en raison des émanations de composés potentiellement CMR (cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction) pendant plusieurs semaines.
  • De meilleures conditions de travail améliorent l'efficacité du travail et le climat social au sein des services.
  • La création et l’exploitation d’espaces de travail sains et confortables sont des sujets encore émergents dans le domaine des bureaux : les personnes qui y travaillent s'exposent à diverses sortes de risques (sanitaires, psycho-sociaux...) ce constat est mis en avant par plusieurs institutions tels que l’INRS, l'Agence française de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et les Services de Santé au Travail.
  • Les risques psychosociaux (qui regroupent le stress au travail, les violences au sein de la structure ou externes, l’épuisement professionnel (ou burn-out), les formes de mal-être, de souffrance, de malaise ressenties par les collaborateurs…) augmentent depuis de nombreuses années et ont des origines diverses, souvent liées à l’évolution des modes de travail et d’organisation.
Prévention des risques - Parmi les mesures de sécurité, pensez à équiper vos locaux de matériel de signalisation !

Parmi les mesures de sécurité, pensez à équiper vos locaux de matériel de signalisation !

  • Dans des activités de bureau, on constate qu’il existe un lien direct entre la qualité de l’environnement intérieur et la “fidélisation”, l’absentéisme et l’efficacité au travail.
  • La prévention des risques doit être au cœur des préoccupations de chacun et notamment au niveau de la gestion des ressources humaines. La négligence ou le non-respect de la réglementation engage la responsabilité civile ou pénale de l’employeur, public ou privé.

En termes de prévention des risques au travail, tout établissement se doit d'appliquer en premier lieu le principe de prévention primaire : "éviter le danger". Lorsque cela n'est pas complètement possible, la prévention secondaire est alors requise : elle consiste à réduire les atteintes sur la santé des individus en leur apprenant à gérer les situations de danger. Enfin, en dernier lieu, une prise en charge indiviudelle et collective doit être envisagée lorsqu'un risque n'a pu être évité.

Établissements sanitaires et sociaux

Les établissements de santé et médico-sociaux ne peuvent se contenter d’un rôle curatif, ils se doivent aussi de remplir leur rôle de promoteur de santé, qui est au cœur de leurs missions (cf. la célèbre citation d’Hippocrate « Primum non nocere, deinde curar », c’est-à-dire « D’abord ne pas nuire, soigner ensuite »). Ils doivent donc faire preuve d’exemplarité en veillant, en leurs murs, à l’application rigoureuse de ces recommandations pour limiter au maximum les expositions à des facteurs de risque.

Quelques exemples de risques spécifiques aux établissements sanitaires et médico-sociaux :

  • Les produits d’entretien : l’hôpital a des exigences fortes en termes d’hygiène des locaux pour prévenir tout risque de contamination des patients. Mais certains produits sont, du fait de leur composition, susceptibles de générer des pollutions (eau, air) ainsi que des affections sur la santé (exposition directe ou indirecte). De plus, l’usage intensif de produits désinfectants et antibactériens  peut rendre les bactéries plus résistantes. Ce phénomène est particulièrement problématique dans les hôpitaux où se concentrent de nombreuses souches bactériennes pathogènes et où les patients ont souvent un système immunitaire affaibli.
  • Les infections nosocomiales (voir rubrique « agir sur l’air intérieur »
  • Les DASRI et les résidus médicamenteux (voir rubrique « Agir sur les déchets »)
  • Les dispositifs médicaux en plastique (canules, cathéters, matériels d’oxygénation et de dialyse, poches et tubes de nutrition, etc.) qui contiennent des substances toxiques, notamment des phtalates
  • Les produits d’hygiène corporelle et cosmétiques qui contiennent certaines substances toxiques (parabens, EDTA, BHA, PEG, bisphénols A)
  • Les champs magnétiques et radiations (radiologie, IRM …)

Les conditions de travail du personnel hospitalier :

Rythme intensif, horaires prolongés et irréguliers, posture debout, charges lourdes à soulever, stress et surcharge affective… Ces facteurs peuvent avoir de nombreuses conséquences non seulement sur la santé des soignants, mais également sur celle des patients dont l’état dépend très directement de la qualité des soins qui leur sont prodigués.

La certification HAS intègre l’identification et la prévention des risques professionnels  (Critère 3c « santé et sécurité au travail ») ainsi que l’obligation de travailler à l’amélioration des conditions de travail (Critère 3d « Qualité de vie au travail » http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2011-02/fiche_dd_critere_3d.pdf)

(Cf. retour d’expérience Centre Hospitalier Alès - Cévennes, www.ch-ales.fr)

Les leviers d’action  pour les établissements de santé :

Quelques repères
  • Les pollutions de l’environnement intérieur peuvent être de différentes natures : physique (champs électromagnétiques, environnement sonore etc.), chimique (fibres, poussières, ozone, monoxyde de carbone, fumée de tabac, etc.) ou encore biologique (micro-organismes, acariens, moisissures, pollens…).
  • Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont la première cause de maladie professionnelle en France. Ce terme recouvre plusieurs maladies affectant les muscles, les tendons et les nerfs. En milieu professionnel, ces maladies sont dues aux postures de travail extrêmes, aux efforts excessifs et aux gestes répétitifs (source Assurance Maladie).

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