Guide de l'éco-responsabilité

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Agir sur les déchets

Consommation durable et déchets

Agir sur les déchets

Consommer différemment pour produire moins de déchets dans le cadre de ses activités. Améliorer la gestion des déchets produits, en privilégiant le recyclage et la valorisation.

Les enjeux liés aux déchets

Principaux enjeux
Bureau équipé d'un bac de tri - Équipez vos collaborateurs de corbeilles adaptées au tri des papiers !

Équipez vos collaborateurs de corbeilles adaptées au tri des papiers !

  • Les déchets produits par les activités de bureau sont très variés : déchets de bureaux (papiers, toners…), matières organiques (restauration, espaces verts, marchés…), déchets toxiques (peintures, phytosanitaires…), déchets de chantiers, déchets de voirie (gravats…), etc.
  • Les émissions liées à l’élimination des déchets (opérations de collecte et de traitement) représentent dans le monde environ 3 % des gaz à effet de serre (source : Chiffres clés du climat : France et monde, MEDDE, 2013)
  • Mais les enjeux environnementaux des déchets sont surtout liés aux ressources exploitées pour créer des produits rapidement jetés. Selon Eurostat, en moyenne, 1 tonne de déchets correspond à 100 tonnes de ressources exploitées. Ces simples chiffres montrent l'importance de la réduction à la source des déchets.
  • La prévention de la production de déchets signifie :
    • de commander les justes quantités de matériaux pour la construction de bâtiments,
    • d'assurer une plus longue durée de vie des équipements de bureau ou leur réemploi,
    • d'éviter d'imprimer si cela n'est pas nécessaire, etc.
    Les pistes de prévention étant exploitées, reste à bien gérer les déchets pour limiter les impacts environnementaux et économiques.
  • Dans ce cadre, la valorisation (par recyclage par exemple) permettent de faire face à l’augmentation des coûts de collecte et de traitement des déchets, de développer de nouvelles filières de récupération et de créer des emplois.
  • La revente de matériaux après collecte sélective peut même représenter un gain financier pour la structure : la plupart des expériences de tri des papiers de bureaux présentent un bilan financier favorable, la réduction du budget consacré aux déchets allant de 10 à 50% selon le cas.
  • Toute politique d’action sur les déchets, qu’il s’agisse de réduction à la source ou de tri, nécessite une approche communicante pour entraîner et accompagner les changements de comportement du personnel.
Quelques repères
  • Les déchets des activités de bureau se caractérisent par les catégories de déchets suivantes :
    • les imprimés et papiers de bureau (la majorité des déchets de bureau) ;
    • les déchets d’emballages (cartons, palettes ou films plastiques) ;
    • les autres déchets banals (fourniture de bureau, gobelets de machine à café, mobilier d’entreprise usagé tel que les chaises, les casiers, les armoires, les bibliothèques, les tables, etc.) ;
    • les déchets d’équipements électriques et électroniques ou DEEE ne faisant pas partie des déchets dangereux (VMC en fin de vie, etc) ;
    • les DEEE faisant partie des déchets dangereux (tubes néons, ordinateurs, téléphones, imprimantes, photocopieuses, etc.) ;
    • les déchets dangereux qui ne sont pas des DEEE (toners, piles et accumulateurs, etc.) ;
    • autres déchets : produits par la restauration collective, issus de l’entretien des espaces verts aux abords d’immeuble de bureaux.
  • L’élimination des déchets a un coût (de 50 à plus de 500 euros la tonne selon le produit).
  • Un salarié du secteur tertiaire génère 120 à 140 kg de déchets par an, dont  trois quarts de papiers (Etre éco-citoyen au bureau, ADEME, 2013).
  • Les déchets de papiers de bureau (consommés à 75% par les entreprises) constituent un gisement estimé à plus de 900 kt (estimation 2009) dont moins de 45 % seraient collectés pour recyclage (source : Convention d’engagement volontaire Papiers de bureau ADEME MEDDE... 6 février 2012)
  • 1 tonne de papiers triés et recyclés correspond à 300 kilos de CO2 en moins dans l’atmosphère (source Ecofolio).
  • La quantité de déchets produits par la restauration collective est très variable  d'après une étude ADEME/GNR, elle se situerait autour de 120 g/repas.
  • En France, le gisement annuel de DASRI (Déchets d'Activités de Soins à Risques Infectueux) est estimé à 170 000 tonnes d'emballages (source : ADEME)
Établissements sanitaires et sociaux

Les établissements de santé et médico-sociaux génèrent chaque année des milliers de tonnes de déchets et d’effluents. De par leurs activités spécifiques, ils sont confrontés à certaines problématiques qui leurs sont propres en matière de gestion des déchets et d’effluents. Tout d’abord, la nature même de certains déchets produits par les activités de soins, les DASRI (considérés comme des déchets dangereux), les soumet à des règles particulières de collecte, stockage et élimination : relèvent de cette catégorie les déchets présentant  un risque infectieux, mais aussi les déchets anatomiques, les déchets à risque psycho émotionnels etc.

De plus, la vocation de santé et de soin de ces établissements impose des pratiques strictes d’hygiène et d’entretien : cela les conduit souvent à préférer des produits à usage unique (dispositifs médicaux, hygiène du patient, literie, équipement du personnel…), qui viennent grossir leur production de déchets. D’autres services comme la pharmacie (conditionnement des médicaments) ou la restauration collective (déchets fermentescibles et gaspillage alimentaire très conséquent) génèrent également de grands volumes de déchets dans les établissements de santé. La gestion des déchets des patients peut être plus compliquée encore à gérer mais doit néanmoins être prise en compte quand cela est possible (en médico-social en particulier).

En outre, les établissements de santé sont également confrontés à la problématique de leurs effluents liquides spécifiques ; rejet de produits désinfectants et antiseptiques, rejets contenant des éléments pathogènes ou des métaux lourds, rejets médicamenteux, mais aussi les rejets de certains services de soins (hémodialyse, laboratoires d’analyse, médecine nucléaire, radiologie-imagerie médicale…).


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