Guide de l'éco-responsabilité

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Principaux enjeux
Paris : Tram et Vélib - Depuis les années 2000, tramway et vélos en libre-service complètent l’offre de transports en commun à Paris.

Depuis les années 2000, tramway et vélos en libre-service complètent l’offre de transports en commun à Paris.

  • Le secteur des transports est le premier consommateur de produits pétroliers et le premier émetteur de gaz à effet de serre. C’est aussi lui qui connaît la croissance des émissions la plus rapide : en 2010, 34 % des émissions de gaz à effet de serre en France étaient dues aux transports (source : CITEPA).
  • La pollution atmosphérique, dont un tiers est lié aux rejets polluants des voitures, cause des allergies et des maladies respiratoires. Elle serait responsable chaque année de  6 000 à 9 000 décès en France (source : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - ANSES).
  • En 2011 on a dénombré, pour le secteur public, 100 000 accidents de trajet, c’est à dire accidents de circulation entre la le lieu de travail et la résidence ou lors d’une pause déjeuner. Les décès dus à ce type d’accident ont augmenté de 9,5 % entre 2010 et 2011 (393 décès).
  • Les transports sont la première source de bruit en ville.
  • Les coûts du parc de véhicules et les frais de déplacements du personnel représentent des dépenses importantes pour les collectivités, services de l’État et entreprises.
Etat/établissements publics

En 2010, le parc automobile de l’Etat comptait environ 150 000 véhicules dont 70 000 véhicules de fonction ou de service. Le coût de gestion de ce parc étant estimé à 500 M€, la circulaire du 2 juillet 2010 a programmé une réduction de 10 000 unités entre 2010 et 2013 et une externalisation de la gestion dès 2011 (source : Service des Achats de l’Etat)

Agir sur les modes de déplacements en privilégiant les transports alternatifs aux voitures

  • permet de contribuer à la fois à diminuer la consommation d’énergie et à la réduire les émissions de gaz à effet de serre ;
  • a des conséquences positives sur la santé publique ;
  • peut améliorer la qualité de vie des agents (stress, bruit, etc.).

Les entreprises, collectivités et services de l’État ont un rôle important à jouer pour rationaliser les déplacements dus à leurs activités propres et favoriser une utilisation raisonnée des véhicules sur l’ensemble de leur territoire. 

Quelques repères
  • En 2009, le secteur des transports (tous modes confondus) émettait 26 % des émissions totales de gaz à effet de serre à l’échelle nationale et 34 % des émissions de CO2 (60% des émissions de dioxyde d’azote (NO2), 22% des émissions de monoxyde d’azote (CO) et 13% des émissions de particules. (source : CITEPA).
  • La moyenne des émissions de CO2 des voitures neuves en France est de 127 g de CO2 par km en 2011. (source : ADEME)
  • 12 millions de tonnes de CO2/an sont émis par les déplacements professionnels et domicile-travail, ce qui représente le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre des activités de bureau, soit 2,4 fois plus que les bâtiments occupés par les salariés. (source : Guide "Etre éco-citoyen au bureau", ADEME)
  • Les trois quarts des déplacements professionnels et des trajets domicile-travail se font en voiture, avec un taux d’occupation proche de 1 (source : ADEME).
  • 3 actifs sur 5 travaillent hors de leur commune de résidence et la distance moyenne du trajet domicile-travail est de l’ordre de 25 km, soit un peu plus d’une heure de transport par jour (source : INSEE).
  • 1 trajet en voiture sur 2 est réalisé sur une distance inférieure à 3 km.
  • Le coût annuel d’un trajet en voiture pour se rendre à son travail est d’environ 2 000 € pour un trajet de 10 km, contre 300 € pour un trajet en bus (chiffré avec la calculette Eco-déplacements ADEME).
  • Prendre le bus plutôt que la voiture entre son domicile et son travail permet de diviser par trois les émissions de gaz à effet de serre, ce qui représente environ 480 kg équivalent CO2 évités par an pour un trajet de 5 km, ou encore 1 925 kg équivalent CO2 évités par an pour un trajet de 20 km (chiffré avec la calculette Eco-déplacements ADEME).
  • Une place de parking coûte en moyenne 15 000 € en ouvrage et 5 000 € en surface (hors coût du foncier achat ou location) ; un arceau pour attacher les vélos coûte quant à lui de 50 à 150 € (hors coût de pose) et un abri vélo de 150 à 600 € par vélo.
  • Depuis 2006, l’Etat a décidé d’informer les consommateurs (normes, étiquette énergie// CO2) et d’encourager l’achat de véhicules moins polluants à travers différents dispositifs économiques (taxation sur le certificat d’immatriculation, système de bonus/malus fondé sur les émissions de CO2 /km des véhicules neufs et réévalué chaque année). Les particuliers mais aussi les sociétés, collectivités territoriales et leurs établissements publics sont concernés par le bonus et le malus.
Établissements sanitaires et sociaux

Les établissements sanitaires et médico-sociaux multiplient les déplacements. Au delà des déplacements professionnels et des déplacements domicile-travail de leurs agents, ces établissements induisent beaucoup de déplacements de patients, de résidents, de consultants, de visiteurs.

Le transport de patients est parfois difficile sans véhicule individuel (voiture particulière, ambulance, taxi, etc.). Par ailleurs, l’offre de service en transports en commun est parfois inexistante ou défaillante, d’autant plus pour les personnels des établissements de santé aux horaires décalés.

L’enjeu est donc à la fois important et peu évident à traiter facilement.


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